Tom : ouais.
... : Tomi ... je m'ennuis.
Tom : Dreux ?
Dreux : oui. Je t'ai manqué j'espère.
Tom : euh, oui mais ...
Dreux : quoi ? T'as pas envie de me revoir ?
Tom : si mais en fait ...
Dreux : ok. Viens me rejoindre devant le ciné en ville.
Tom : je ne peux ...
Dreux : dans 30 minutes, je t'attendrais.
Tom : attends ... allô ?
Dreux a déjà raccroché, n'accordant visiblement aucune importance à ce que Tom aurait pu vouloir lui dire.
Tom : merde !
Son frère arrive dans la cuisine avec son paquet de chips dans les mains.
Bill : c'était qui finalement ?
Tom : euh ... Georg.
Bill : mais tu le vois dans mmh, une heure non ?
Tom : si mais ... en fait non. Il appelait pour me dire que, qu'il avance le rendez vous. Je, j'vais partir maintenant sinon, je risque d'être à la bourre.
Bill : roh stresse pas, Geo est toujours en retard.
Tom : pas cette fois, il est déjà parti.
Bill : oh. Ben à plus tard alors.
Tom : oui.
Tom attrape une bouteille d'eau et sort de la cuisine. Il prend son sweat et se dirige vers la porte. Avec l'impression que Bill devinera qu'il lui a menti et le rappellera d'un moment à l'autre pour avoir une explication.
Bill : Tom.
Le blond stop tout mouvement.
Tom : oui ?
Son frère se poste devant lui avec un sourire niait.
Bill : mon bisou.
Il le prend dans ses bras et l'embrasse dans le cou comme à son habitude avant de s'en aller.
Tom arrive devant le cinéma du centre ville. Il scrute les alentours pour savoir si son rencard est déjà arrivé. Effectivement, Dreux est debout contre un arbre dans le parc de l'autre côté de la rue. Tom soupire et va à sa rencontre. Arrivé devant lui il lui enlève ses écouteurs.
Tom : hey. :)
Dreux : salut. ^^
Tom : écoute, je ne peux pas rester avec toi.
Dreux : pourquoi ?
Tom : parce que j'ai déjà autre chose de prévu.
Dreux : oh. C'est pas grave. :) T'as qu'à te décommander. ;)
Tom * rigole * : mais je peux pas.
Dreux * sourit * : alors pourquoi t'es venu ?
Tom : parce que tu ne m'as pas laissé en placer une au téléphone.
Dreux : si t'avais voulu me dire non tu l'aurais fait. Et sachant que t'es pas du genre sentimental, me poser un lapin ne t'aurais pas plus retourné que ça. Vrai ?
Tom ne sait pas quoi dire. Il est vrai que si ça avait été quelqu'un d'autre, il n'aurait pas prit la peine de se déplacer.
Dreux : alors ? :)
Il ne répond pas. Dreux sourit et éteint son i-pod.
Dreux : c'est bien ce que je pensais. :D
Il l'attrape par la main et l'embrasse chastement sur les lèvres.
Dreux : aller vient.
Ils entrent maintenant dans la salle presque vide. A l'écran on passe la bande annonce d'un film d'horreur. Les sièges sont d'un bleu, qui à l'origine était peut être bien du violet, vieillis par le temps sans pour autant qu'ils soient sals. Il n'y a que quelques personnes ici et là. Trois enfants avec leur mère au premier rang. Une poignée de retraités au milieu. Dreux se dirige vers les places du haut et Tom le suit à travers la grande salle en râlant.
Tom : je t'avais pourtant dit qu'il était nul ce film.
Dreux : je sais. :)
Tom : mais regarde y a presque personne.
Dreux se retourne et tire Tom avant de le pousser sur un siège.
Dreux : justement. ^^ Arrête de râler, tu vas voir. Ça va te plaire.
Tom soupire et se calle au fond de son fauteuil. Le film commence et dès la première scène on peut voir que le sang a du être réalisé avec du jus de tomate périmé. Il y a cependant des personnes impressionnables dans la salle. Au moment où un des jeunes du film se fait poignarder par le tueur une jeune fille sursaute et hurle. Tom soupire une nouvelle fois et braille comme un poisson sur la table d'un poissonnier.
Tom : des effets spéciaux à deux balles.
Un spectateur : shhhhhhhhhhhht.
Tom : T-T mais c'est de la merde ce truc.
Dreux rigole et se penche vers Tom qui le regarde d'un mauvais ½il.
Dreux : bon ok j'avoue c'est de la merde. Mais après tout le film on s'en fout.
Tom : ah ouais, :| toi quand tu vas au ciné c'est pas le film qui t'intéresse ?
Dreux : pas vraiment, non. ;)
Tom fronce des sourcils. Il ne voit pas du tout où son ami veut en venir. Il n'a qu'une seule envie, lui coller des baffes. Mais la voie s'illumine lorsque Dreux passe la main sous son t-shirt et glisse deux doigts dans son boxeur. Tom sursaute sous l'effet de la surprise.
Tom : qu'est ce que tu fais ?
La seule réponse qui lui ait donnée est un coup de langue dans le cou. C'est bien suffisant pour lui faire comprendre ses intentions. Dreux descend sa main encore un peu jusqu'à toucher le sexe de Tom. Il lui souffle doucement dans le cou avant de lui attraper le lobe de l'oreille entre les dents et de le mordiller gentiment. Il se décale un peu et Tom passe un bras dans son dos, faufilant sa main sous son t-shirt et accessoirement dans son baggy. Le blond sourit.
Tom : tu vois, mon frère me disait qu'il n'y avait sûrement pas pire salope que moi.
Dreux lui lèche sensuellement les lèvres puis le piercing.
Dreux : il se trompait.
Il l'embrasse, lui entre la langue dans la bouche partant à la rencontre de la sienne. Leurs muscles buccaux se touchent, s'emmêlent, se contournent et se retrouvent. La main de Dreux ne cesse son activité sur la virilité de Tom. De son côté, Tom laisse vagabonder ses doigts sur la peau douce de ses fesses, les enfonçant de temps à autre entre elles. Le plus jeune soupire et resserre ses doigts autour de Tom. Tom lui prend la tête d'une main et l'attire un peu plus vers lui. Il entre d'un coup deux doigts dans l'anus de son cadet qui halète comme une petite chienne. Ces doigts qui ne cessent de bouger agréablement en lui l'excitant un peu plus qu'il ne l'était déjà. Dreux s'empare des testicules du blond et les malaxes doucement entre ses doigts habilles. Son visage est en face de celui de son vis-à-vis, à peine à un centimètre. Chacun lâche le prénom de l'autre dans un souffle court. Chacun sent le souffle chaud de l'autre sur ses lèvres. Tom extirpe ses doigts du corps de son jeune ami qui se redresse pour venir emprisonner ses lèvres. Il se laisse ensuite glisser à genoux entre les cuisses de son aîné et déboucle sa ceinture. Dreux baisse légèrement son boxeur juste assez pour pouvoir en extraire l'objet de tous ses désirs. Ceci fait, il en approche ses lèvres tout en gardant ses prunelles noisette dans celles de Tom dont la bouche est grande ouverte. Cherchant difficilement a attraper l'oxygène qui lui ait nécessaire au bon fonctionnement de son cerveau qui est déjà dépourvu de flux sanguin. Il fait quelques va et viens avant de poser ses lèvres sur ce sexe qui lui plait tant. Il l'effleure de sa langue avant d'y poser un deuxième baiser. Voir Tom à moitié suffoquant sous ses attentions lui plait et l'amuse. Il entrouvre lentement les lèvres et laisse la droiture du blond glisser dans sa bouche. Lentement, sûrement et aussi loin qu'il le peut. S'aidant de sa main il commence des mouvement de va et vient, puis Tom le guide en posant la main sur sa tête et le poussant à aller encore plus vite.
Tom l'attrape par les cheveux et l'incite à relever la tête. Son sexe sort lentement de sa bouche et il prend appuis sur les genoux de Tom pour arriver à sa hauteur. Ils se regardent, un regard brûlant, pénétrant. Débordant d'envie et de vice. Tom attire Dreux vers lui, toujours en le tenant par les cheveux et l'embrasse. Il se décale ensuite et glisse à son tour à genoux sur le sol. Poussant Dreux vers le fauteuil et se plaçant derrière lui.
Tom : détache ton pantalon.
Il s'exécute, baisant son baggy et son caleçon. Si ils avaient été autre part où si la salle avait été plus éclairée, personne n'aurait douté de leur activité. Le propre des films d'horreur est que les scènes se déroulent rarement en plein jour ou dans une lumière aveuglante. Tom fourre sa main dans sa poche, se pourvoyant de son plus fidèle ami. Une fois que c'est chose faite, Dreux incline son torse vers l'avant. Tom le pénètre doucement et s'accroche à ses hanches. Dreux pose un bras sur le siège et passe l'autre autour de la nuque du blond. Il rejette la tête en arrière, la callant sur l'épaule de Tom. Il gémit doucement et se mord la lèvre pour que la sonorité de son plaisir ne parvienne pas aux autres. Tom le masturbe, l'embrassant par moment gentiment dans le cou. Sa main libre remonte dans son dos et le pousse à se pencher plus en avant.
Dreux : ha, Tom.
Tom le maintien dans cette position. En le tenant par la nuque, il marque sa domination. Dans ces cas là, Dreux accepte joyeusement d'être soumit. Le sexe chaud de Tom entrant et sortant de son corps lui ferait presque perdre la raison. La réciproque est valable. Le blond ne se souvient pas s'être senti mieux que dans cet étau qui se contracte sans cesse autour de lui. Tom plaque son torse au dos de Dreux et renforce ses entrées en lui. Il passe un bras sur le torse de son cadet et le garde collé à lui tout en entrant deux doigts dans sa bouche. Dreux lèche et suce avidement ses doigts. Il cale une main sur la fesse de Tom et de l'autre lui tire la tête dans son cou. Ils cherchent tous les deux à être plus proche de l'autre, demandant toujours un contact physique plus poussé. Tom donne un puissant coup de bassin et bute contre la prostate de Dreux, il lui attrape le visage et l'embrasse profondément pour éviter à ses plaintes de se répandre dans la salle. Il tape une deuxième fois ce point si sensible.
Dreux : haan Tom.
Tom : sht, je sais.
Leur corps ne forment plus qu'un. Ils ressentent les choses au même moment, même si ce n'est pas de la même façon. Ils vivent une passion similaire et assouvissent des désirs liés. Dreux enfonce ses ongles dans l'épaule de Tom et Tom lui griffe légèrement les hanches. Leur mouvement sont parfaitement calqués et leur ondulations synchronisées. On pourrait croire qu'ils se connaissent par c½ur et s'appartiennent depuis toujours. Dreux pose ses deux mains sur le siège devant lui. Tom accroché à ses hanches provoque une avalanche de plaisir autant pour lui que pour son ''ami''. Le rythme de ses coups de rein est dupliqué. Il fini par déverser son allégresse dans le plastique de protection dont il se débarrasse après s'être retirer de Dreux. Le cadet, toujours hors d'haleine, faufile sa main entre son corps et le siège où il est encore appuyé aspirant à atteindre la même destination que son aîné. Tom l'attrape de nouveau par les hanches et le soulève, le rasseyant sur le fauteuil. Il lui écarte les jambes et se place au milieu, toujours à genoux.
Tom : tu me laisses faire cette fois ?
Dreux fait un signe positif de la tête. Tom prend son sexe en main et l'englobe directement, sans préavis. Le plus jeune enfonce sa tête dans le dossier. Il pose ses mains sur les épaules de Tom et le laisse faire. Sa tête monte et descend entre ses cuisses. Sa langue s'enroule autour de la virilité du métis qui se libère dans sa bouche en un cri étouffé. Essoufflé et terrassé il reprend ses esprits en pensant quand même à réajuster ses vêtements. Tom l'imite et se rassoit près de lui. Dreux se rapproche de lui et pose la tête sur son épaule en souriant. Ils regardent le film pendant quelques minutes sans réellement le voir.
Dreux : aller vient. On y va. De toute façon on a plus rien à faire ici.
Il tend une main que Tom attrape et avance en rigolant. Ils sortent du cinéma et traversent la rue pour se rendre dans le parc. Ils marchant en se tenant la main, comme un petit couple tout ce qu'il y a de plus normal. Dreux s'arrête d'un coup, à la grande surprise de Tom et se rapproche de lui. Leurs visages se font face et Dreux penche légèrement la tête avant de poser ses lèvres sur celles de Tom. Leurs lèvres s'entrouvrent dans le même mouvement et leurs langues se rencontrent pour la énième fois. Leurs baisers sont toujours aussi sauvages, sans sentiment. Juste un besoin, une envie. Du désir. Voilà ce qui les différencie des autres couples. Ils mettent fin à leur échange buccal. Dreux se laisse prendre dans les bras de Tom et lui mordille la peau du cou.
Tom : si tu voulais juste qu'on s'envoi en l'air t'aurais pu passer chez moi. ^^
Dreux : oui mais tu sais quoi. Le sexe c'est encore meilleur dehors, que dans une chambre.
Tom : et donc ça t'arrive souvent de te faire baiser dans un ciné à moitié vide ?
Dreux : non c'était une première.
Tom : n'empêche que tu sais y faire. T'as du avoir un bon prof.
Dreux : je suis autodidacte. ;)
Il attrape Tom par les dreads et approche une nouvelle fois son visage du sien. Tom s'apprête à l'embrasser mais il recule la tête en souriant et s'avance ensuite léchant et prenant entre ses dents la lèvre inférieure de Tom. Le blond le pousse doucement vers un arbre où il le plaque et fourre sa langue dans sa bouche. Dreux lui enlace le cou et penche la tête sur le côté, approfondissant leur baiser qui s'enflamme. Tom descend gentiment ses mains vers son fessier qu'il prend fermement avant de le soulever. Dreux s'accroche à ses épaules et serre les jambes autour de sa taille. Il jette légèrement la tête en arrière, permettant à Tom de lui faire une jolie marque dans le cou.
Une mémé pas contente : y a des hôtels pour faire ça.
Un pépé : petits mal élevés.
Un autre : que des obsédées ces jeunes.
Une autre mémé : aucun respect.
Les deux jeunes concernés rigolent au passage de ce groupe de retraité qui sort du cinéma. Puis le portable de Dreux sonne et il répond.
Dreux : ouais ... j'suis occupé là ... quoi maintenant ? ... ok j'arrive.
Il raccroche et remet son téléphone dans sa poche.
Dreux : je vais devoir y aller.
Tom : ok.
Dreux : on se revoit quand ?
Tom : je sais pas.
Dreux : demain ?
Tom : ça peut peut-être se faire.
Dreux : comment ça peut-être.
Tom : j'ai pas pour habitude de revoir les coups d'un soir.
Dreux : hey, jamais deux sans trois.
Tom : t'as mon numéro de toute façon.
Dreux : ouais.
Il se rapproche de Tom qui le prend par la taille. Dreux pose ses bras sur ses épaules et hésite à prendre la parole.
Dreux : Tom, je ...
Tom : oui ?
Dreux : tu sais je t'ai menti. En fait j'ai pas 19ans.
Tom : ben je me doutais que non. Alors, t'as quel âge ?
Dreux : 17 .
Tom : Dreux !
Dreux : et demi. Je fête mes 18ans dans quelques mois.
Tom soupire et se décolle lentement de lui. Dreux lui sourit.
Dreux : aller c'est pas un drame.
Tom : pas pour toi non.
Dreux : on se voit toujours demain ?
Ose-il avec un ½il malicieux.
Tom : on verra.
Dreux : joue pas les mystérieux, on sait tous les deux que tu viendras.
Tom : où ?
Dreux : peu importe.
Il lui fait un clin d'½il et s'éloigne. Il a raison. Peu importe le lieu du rendez vous, et peu importe quand il doivent se voir, Tom viendra. Même si il prend un air désintéressé. Il est attiré par cet adolescent comme une mouche par du miel et ne s'explique même pas pourquoi. Il sait pourtant que pour cet enfant, ce n'est qu'un jeu excitant et amusant.
L'aîné des frère K. rentre chez lui, claquant la porte et balançant une nouvelle fois son sweat-shirt sur le canapé où il se jette lui-même comme une loque humaine. Son répit n'est que de courte duré. Bill déboule dans la pièce et s'assoit presque sur lui.
Tom : ah, mais tu pourrais faire attention !
Bill : oh mais ça va, qu'est qui a. T'es de mauvaise humeur, ton rencard s'est mal passé ?
Tom : quoi ?
Bill : ben ouais, avec Georg.
Tom : oh, oui. Bien.
Bill : mmh. Figure toi qu'il a appelé.
Tom : qui ?
Bill : Georg, pour savoir où t'étais. Alors moi bêtement je lui ai dit que t'étais déjà parti le rejoindre. J'ai eu l'honneur d'apprendre qu'il t'attendait comme un con depuis 30minutes. Alors qu'il était encore à la bourre.
Tom garde le silence, c'est bien la première fois qu'il ne se cherche pas d'excuse. Bill n'a pas l'air en colère, il demande juste à comprendre pourquoi son frère lui a menti. Encore une fois.
Tom : je ... j'étais pas avec Georg.
Bill : dis moi quelque chose que je ne sais pas déjà.
Tom : mais eh je peux pas. Tu vas encore me faire la morale.
Bill : Tom...
Tom : non mais t'inquiète pas j'ai rien fait de mal. Enfin, catholiquement parlant et légalement aussi peut-être que oui mais ...
Bill : Tom !
Tom : tu vois, j'ai rien encore dis que tu me saute déjà dessus comme si j'avais braqué la City.
Bill : c'est où ça ? è_é
Tom : à Londres. -_-'
Bill : je ... t'étais avec quelqu'un.
Tom : oui.
Bill : qui ?
Tom : ...
Bill : je te demande juste un nom, et je veux que tu me promette que t'as pas recommencé a faire comme avant. Et ensuite je te jure que je te ferais pas toute une scène.
Tom sent qu'il va peut-être le regretter mais il ne cache jamais rien à Bill quand celui-ci à des soupçons.
Tom : Dreux. Je ne vois que lui.
Bill : To-
Tom : et tu, et tu m'as dit que tu ne ferais pas toute une scène alors tu peux pas le faire.
Bill : tu sais au moins qu'il est mineur ?
Tom : m'en fous il est consentant.
Bill reste bouche bée. Sont frère avait déjà fait bien des conneries mais alors le détournement de mineur parait complètement innovant.
Tom : c'est pas comme si il avait 10ans. En Amérique j'aurais eu le droit.
Bill : oui. Ben t'es en Allemagne. Et ici, temps qu'il a pas soufflé ses 18 bougies t'y touches pas.
Tom : tout est relatif.
Bill : non mais, c'est fou ça. Parmi tous les gens qu'on connaît toi tu choisi un gamin pour t'envoyer en l'air.
Tom : ça va les gens qu'on connaît sont pas terrible.
Bill : ah ouais et pourtant ... Cites moi un seul mec de notre entourage, ne faisant pas parti de notre famille, avec lequel t'as pas couché.
Tom : euh, ben ... Georg. Et ... je voudrais bien te dire Gustav mais ...
Bill : oh non j'y crois pas !!!
Le brun s'en va, énervé et à moitié désespéré.
Tom : non mais ça va Bill je rigole. Chou ... c'était juste pour détendre l'atmosphère ... Reviens Chou.
Les semaines passent, Tom et Dreux se voient régulièrement et même si cela déplait à Bill, il ne dit rien. Au début ils sortaient, discutaient un moment, couchaient ensemble et se séparaient se fixant un autre rendez vous. Mais maintenant Dreux passe des nuits entières avec lui et pour la première fois, Tom se confit lorsqu'ils parlent. Il lui raconte des choses qu'il ne dirait qu'à ses amis, ou à son petit ami chose qu'il n'est pas vraiment. Même si il est le seul que Tom continu de voir, l'amour n'est pas censé être de la partie. De son côté Dreux parle aussi de lui, mais ce n'est pas pareil. Il prend les choses avec plus de légèreté et se confier à Tom ne lui parait pas plus extraordinaire que de lui parler du temps. Leur relation a évoluée même si Dreux reprend le contrôle tôt au tard. Il se blotti dans les bras de Tom, l'enlace, l'embrasse dans le cou et lui murmure des choses gentilles à l'oreille. Et le blond apprécie beaucoup ces moments là, où il a l'impression de le protéger de tout et d'être dans une bulle. Mais ce comportement et cette tendresse disparaissent au moment même où il reçoit ce qu'il attend de lui. Dreux trouve toujours le moyen de coincer Tom dans les toilettes, entre deux voitures ou même dans une ruelle sans issue. Juste pour avoir ''du sexe'', palpitant, excitant. Tom est complètement dominé et dépassé, si au début cela ne le dérangeait pas plus que ça, maintenant ça lui pose problème. Il a l'impression d'être un jouet entre ses doigts et ça ne lui plait pas. Il a déjà essayé d'aborder ce sujet mais Dreux esquive à chaque fois.
Tom essaye de ne pas montrer ses sentiments mais ça lui ait impossible. Ses regards le trahissent, de même que ses gestes et ses caresses lorsqu'ils sont dans l'intimité. La chose qu'il voulait éviter est arrivée. Il est tombé amoureux. Mais est-ce la bonne personne ?
Après avoir passé la soirée avec Tom, Dreux s'en va. Ils sont dans le hall de l'immeuble et se disent au revoir. Dreux enlace Tom en l'embrassant doucement. Ils se séparent puis Tom lui sourit et se recul un peu. Il lui caresse le visage mais Dreux lui rattrape la main.
Dreux : Tom. J'suis peut être pas le genre de personne dont tu devrais tomber amoureux.
Tom est un peu surprit que Dreux lui dise ça avec un air aussi triste. Même si il s'attendait à entendre ces mots, à un moment ou à un autre.
Tom : pourquoi tu dis ça ?
Dreux : parce que je ne ...
Bill : bon alors tu viens ou pas ?! J'ai pas toute la journée, ton gigolo tu pourras le voir plus tard. Bouges Tom !
Le brun est entré dans l'immeuble comme une furie, n'ayant visiblement aucune envie d'attendre. Il a rencard avec son homme dans quelques heures. Juste le temps de se réaprovisioner au supermarché. Dreux tourne la tête vers lui et murmure un '' Je t'emmerde ''.
Bill : dis donc mon coco, va jouer ailleurs. C'est pas le jardin d'enfant ici.
Tom : Bill ne commence pas.
Dreux : non mais laisse. On sait très bien d'entre lui et moi qui est le plus gamin.
Bill : écoute morveux tu te fais peut être sauter par un grand mais t'es bien loin d'entrer dans le monde des adultes. Alors t'es gentil et tu rentres chez toi bien sagement. Nous on a des trucs à faire.
L'adolescent tourne les talons et s'en va visiblement énerver. Tom essaye de le rattraper mais rien n'y fait. Il se retourne vers son frère.
Tom : non mais ça va pas de lui parler comme ça !
Bill : je ne suis pas baby-sitter Tom.
Tom : oui ben t'es pas obligé de le rabaisser. Il a raison, de vous deux c'est toi le gosse.
Bill : quoi tu prends son parti ?
Tom : eh, oui.
Bill : si j'avais su que coucher avec toi te rendait aussi docile et naïf ça fait bien longtemps que je l'aurais fait moi aussi.
Tom : faudra déjà que je veuille. Je me demande comment Gustav fait pour te supporter.
Bill : t'es pas le seul à savoir faire des prouesses au lit. Bon on va être en retard là.
Ils sortent lentement, tout en continuant de se chamailler. Arrivé au parking, Bill déverrouille sa voiture mais un détail assez gênant attire son attention.
Bill : putain on m'a crevé les pneus !!!
Tom : ah ben merde.
Bill : merde ? Mais c'est ... rah, en plus il les a entaillé, tous les quatre !
Tom : t'as vraiment pas de chance.
Bill : pas de chance ?! Je suis sur que c'est ta vermine en culotte courte qui m'a fait ça.
Tom : arrête ta parano Bill.
Bill : je ne suis pas parano ! Je reviens de la voiture les pneus étaient encore en bon état. Ta petite racaille s'en va après que je lui ais fais reposer les pieds sur terre et voilà que j'ai les roues crevées !
Tom : c'est pas une racaille !
Bill : mais arrête de le défendre Tom, ouvre les yeux. Merde. Ce gosse se fout de ta gueule et toi tu marche comme un caniche.
Tom : c'est bon ta fini ta crise là ?
Bill : c'est pas une crise Tom c'est la vérité. Mais tu sais ce qu'on dit. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir.
Tom : tu m'énerves. Vas faire les courses tout seul.
Bill : comment je fais ?!
Tom : tu te débrouilles ! T'es un adulte non, alors trouve une solution.
Tom s'en va, il sort son téléphone de sa poche et appel Dreux.
Dreux : yèp.
Tom : c'est toi qui a crevé les pneus de Bill ?
Dreux : tien on lui a crevé ses pneus ?
Tom : Dreux.
Dreux : oui, c'est moi. Mais il m'énerve avec ses airs supérieurs là. Je suis sûr qu'il est même pas capable de monter une roue.
Tom : tu n'aurais pas du faire ça.
Dreux : eh ben c'est trop tard. On se voit ce soir ?
Tom : je sais pas trop.
Dreux : s'il te plait Tomi.
Tom : ok, si tu veux.
Dreux : cool, tu me rejoint au Vintage.
Tom : on pourrait se voir maintenant.
Dreux : euh, nan pas vraiment. J'ai des trucs à faire. Mais je te rappel plus tard.
Tom : d'accord, à plus tard.
Le dreadé monde dans sa voiture et se rend chez son meilleur ami tout en réfléchissant. Il est vrai que Tom se laisse porter par le courant de leur relation où c'est Dreux qui mène la barque. Mais on sait tous, pour l'avoir vécu, que l'amour rend souvent aveugle. Et il s'est beaucoup attaché à cet adolescent, ses sentiments sont réciproques. Dreux a ses problèmes qu'il résout plus ou moins en restant avec Tom. S'éloignant ainsi des embrouilles et des mauvais plans qui rythmaient son quotidien. Mais ça, le blond ne le sait pas. Il voit juste le fait que Dreux passe du temps avec lui mais uniquement quand c'est lui qui le veut. Il est aveuglé mais lucide et il compte bien poser les choses à plat ce soir. Car à 20 ans, être baladé par un gosse n'est pas réellement la chose à laquelle il aspire.
Il est 23h30 et notre vainard se rend à son rendez-vous. Seulement, en se faufilant entre les gens Tom aperçoit Dreux, au loin en compagnie d'un jeune homme un peu plus vieux. Ils sont assez proches tous les deux et semblent parfaitement s'entendre, même peut être trop bien. Ils rigolent et l'autre garçon se penche dangereusement vers Dreux. Il est clair que les néons déforment la réalité. Cependant ce que voit Tom ne lui fait pas plaisir. Il se retourne, et parcours le chemin en sens inverse jusqu'à sortir de la foule et arriver à la porte. Il sort, prenant une grande bouffée d'air frai pour se calmer. Les mots de Bill lui reviennent en tête, et la phrase que Dreux lui a dite cet après midi tourne en boucle. Une main se glisse dans la sienne, il se retourne vivement et tombe sur le visage de son ''petit ami''.
Dreux : je t'attendais.
Tom : ah oui.
Dreux : oui, pourquoi t'es pas resté ?
Tom : tu me poses la question.
Dreux : ben, apparemment ouais.
Tom : on va dire que j'avais pas envie de déranger.
Dreux : quoi ? Qu'est ce que t'as ?
Tom : rien.
Ce ton froid surprend le petit métis. Tom lâche brutalement la main de Dreux et lui tourne le dos avant de commencer à s'en aller.
Dreux : Tom ...
Tom : je vais rentrer.
Dreux : eh !
Il le rattrape et le stoppe avant de faire barrage devant lui, l'empêchant d'avancer. Il ne comprend pas du tout pourquoi Tom réagit de cette façon.
Dreux : qu'est ce que je t'ai fais ? Je peux savoir au moins pourquoi tu me jettes comme ça.
Tom : t'es qu'un gamin qui sais pas ce qu'il veut et qui, en prime, traîne son cul partout.
Dreux : tu veux bien répéter ça.
Tom : viens me dire que t'allume pas tout ce qui te passe sous le nez.
Dreux : comment tu peux dire une chose pareille ?!
Tom * sourit * : en plus tu te fous de moi. Arrête de jouer les petites créatures blessées ça fonctionne plus.
Dreux : Tom ...
Il s'approche malgré tout de lui pour le prendre dans ses bras mais Tom se recul.
Tom : non Dreux ça suffit. Trouve toi un autre jouet, les candidats doivent se disputer la place devant ta porte.
Le jeune adolescent a mal, sans même savoir pourquoi ses mots le blessent autant. Il cherche désespérément dans le regard de Tom quelque chose qui lui montrerait qu'il ne pense pas ce qu'il dit. Seulement les sentiments ne se reflètent pas toujours dans les yeux. Surtout quand la colère est la première émotion apparente. Alors Dreux reprend son attitude d'enfant désagréable et plonge ses mains dans ses poches en regardant dédaigneusement celui qui ne lui inspire pourtant pas ce sentiment.
Dreux : tu sais quoi, t'as raison. J'sais pas pourquoi j'me briserais le cul pour que tu reste avec moi. Des mecs potables au lit y en a partout. Casse toi.
Tom : ouais c'est ça, je te souhaite bonne chance dans ta recherche.
Le blond tourne encore une fois les talons et s'en va dans la direction opposée. Mais cette fois-ci, personne ne le retien. Dreux, toujours les mains dans les poches, le regarde tristement s'éloigner. Essayant de refouler des larmes qui lui coulent malgré tout sur les joues. Dans le silence le plus total. Il vient de perdre son premier véritable amour.
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La deuxième partie est plus longue que la première m'enfin bon, c'est sur plusieurs semaines. J'aime pas trop les histoires qui se déroulent en une journée^^.
Alors que pensez vous :
* du compotement de Dreux, l'adolescent en apparence inssoucieux qui sort avec quelqu'un de plus âgé et qui donne l'impression de se foutre de tout sauf du sexe ?
* de Tom qui faisait la salope partout et qui fini par tomber amoureux d'un lycéen immature ?
* de Bill jaloux et possessif et de son attitude vis-à-vis du petit ami de son frère ?
* et enfin de moi et de mon talen d'auteure amateuse hihi ... ben quoi j'ai bien le droit de m'up-grader.
Je précise que Tom n'a aucune idée de ce que peux ressentir Dreux pour lui, il se laisse juste monter la tête par Bill qui lui répète encore et encore qu'il se fout de lui.
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